La malédiction du 13 ?

C’est un billet particulier que je m’apprête à écrire aujourd’hui. Au départ, je voulais mettre en lumière le terrible accident dont fut victime un de mes grands oncles, Amédée Fay-Jacquet, décédé le 27 avril 1907 entre Saint-Jean-de-Maurienne et Villargondran.

SAINT-JEAN-DE-MAURIENNE. —

Terrible accident. — Un terrible accident
a coûté la vie à un enfant de quatorze
ans, le nommé Amédée Fay-
Jacquet, né à Saint-Sorlin-d’Arves,
dont les parents sont domiciliés à Saint-
Jean-d’Arves.
Cet enfant était occupé à transporter
du fumier, avec l’âne de ses parents,
pour le compte de M. Victorin Champlong,
de la commune de Villargondran.
Il partit du domicile de ce dernier vers
dix heures du matin.avec sa bête
chargée, pour se rendre sur une propriété
située au-dessous du chef lieu de
la commune.
Mme Champlong partit un instant
après l’enfant pour se rendre sur la
même propriété. En route, elle aperçut

le pauvre petit pris sous sa bête, qui
était, elle, couchée sur le flanc. Elle
s’empressa de le dégager, mais le malheureux
petit ne donnait plus signe de
vie.
On ne releva sur son corps qu’une
légère contusion au cou, pairaissant
avoir été faite par les courbes du bât de
l’animal. Ce qui permet de croire que
l’enfant est mort par strangulation.
Son corps sera transporté à Saint-
Jean d’Arves pour être inhumé.

Source : L’Indicateur de Savoie, 11 mai 1907

Né le 2 juillet 1893 à Saint-Sorlin-d’Arves, Amédée Fay-Jacquet a en réalité 13 ans au moment de sa mort. Il est le premier d’une fratrie de trois enfants :

  • François Amédée Léon Albert Alexandre (1893-1907)
  • Marie Victorine (1897-1973), mon arrière grand-mère
  • Adélaïde Louise Virginie (1900-1985)

Ses parents, Sébastien et Rose Françoise Sibué se sont mariés le 13 juillet 1892 à Saint-Sorlin-d’Arves (1). Vous allez le voir, les correspondances avec le nombre 13, ou un nombre portant le 13, est assez spectaculaire. S’il s’est marié un 13, Sébastien est également né un 13, le 13 février 1859. Bon, jusque-là, rien de fou non plus mais j’ai bien envie de vérifier à la génération précédente si le 13 revient encore. Tiens, le grand-père Fay-Jacquet, qui s’appelait François Amédée (comme son petit-fils, donc), qu’en est-il ? Ah, ben il est né le 13 juin 1824 et mort le… 12 juin 1864, presque. La grand-mère ? Marie Virginie Didier est née le 6 novembre 1831 (allez, je ne relève pas le 13 inversé que constitue le 31) et est décédée le… 13 avril (!) 1906.

En vérité, vous voulez que je vous dise ? Il n’y a aucun sens qui ressort de cette découverte. Pas de fantôme transgénérationnel, ni de triskaïdékaphobie à l’horizon. La seule chose qui m’interpelle est l’âge jeune auquel est mort le grand-père François Amédée (la veille de son 40e anniversaire), de même que l’absence de registre matricule pour Sébastien (bizarrement absent du répertoire alphabétique de 1879). Une petite odeur de mystère plane du coup sur cette lignée que je n’ai jamais approfondie. Allez savoir pourquoi.

Revenons un instant sur ce pauvre ado qui est sans doute mort étouffé sous la monture qu’il guidait. Pour mémoire.

(1) : le même jour, le 13 donc, son frère Jean Baptiste Alphonse se marie également.

 

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