Il y a 159 ans, jour pour jour, le navire “Mataro” larguait les amarres et s’éloignait du Havre, lentement, laissant derrière lui une traînée de fumée blanche. Il y a 58074 jours exactement, Étienne Brunet, tu voyais le Vieux Continent pour la dernière fois, en avais-tu seulement conscience ? Regardais-tu le quai s’éloigner, pensif et interrogatif ? Ou plutôt contemplais-tu l’horizon s’ouvrir à toi, en prenant des respirations remplies de promesses ? Six semaines te séparaient alors du continent américain et de la Nouvelle-Orléans, où tu débarqueras le 5 décembre 1858.

Étienne Brunet, c’est mon grand oncle. Ou plutôt l’oncle de mon arrière-grand-mère. Parti de Saint-Sorlin-d’Arves avec trois autres hommes du pays, il avait décidé, à l’automne 1858, de rejoindre le Nouveau Monde, d’aller tenter sa chance dans les mines aurifères de Californie. Aîné de sa fratrie, il faut noter qu’un signe étrange de ce destin extraordinaire se cachait dans la date de mariage de ses parents, unis un 4 juillet, jour de l’indépendance américaine. Mais ça, personne n’y a sans doute jamais prêté attention. En partant ce 23 octobre 1858, ce jeune homme de 24 ans présumait-il que plus jamais ses pieds ne fouleraient le sol de sa Maurienne natale ? Que plus jamais ses yeux ne se poseront sur les siens ? Évidemment, non. Du moins, je ne le pense pas.

Ironie du sort, à 24 ans aussi, son arrière-petit-neveu prenait lui aussi le large à sa manière en découvrant des lettres écrites il y a plus d’un siècle. Intactes, comme si elles avaient été écrites hier et pour cause, elles étaient soigneusement conservées au fond d’une modeste boîte en bois, au milieu d’autres papiers de familles. Étienne aurait-il pu alors présumer que son histoire inspirerait un descendant lointain au point de vouloir reconstituer toute sa trajectoire ?

Ah, Étienne, j’ai passé des heures incalculables à te lire, à te poser des questions, à y répondre parfois en m’appuyant sur telle ou telle étude, sur telle ou telle archive. À expliquer à tel ou tel membre de mon entourage ton parcours, tes choix, tes mots, tes expressions, ta vie. Et au fond tu sais pourquoi ? Pas du tout pour restaurer une quelconque vérité, ni même afin de prétendre savoir qui tu étais… Qui le pourrait ? Non, simplement parce que ton destin contient en lui toutes les aspirations que peut contenir une vie humaine. Et c’est intemporel. Que tu l’aies vécu en 1858 ou qu’on le vive aujourd’hui, rêver d’une vie meilleure pour ses proches et soi, partir en quête de son propre bonheur, c’est là l’essentiel de notre existence.

Si j’ai voulu écrire ton histoire, publier un livre en le titrant avec tes propres mots, c’est bien parce que la résonnance de ton destin dépasse largement le cadre de notre famille. Et j’attends avec impatience le jour où je foulerai la terre qui t’a tant fait espérer ces années durant. Puissent tes nobles aspirations contribuer à ce que d’autres, les nôtres, se révèlent à nous… 159 ans plus tard.

Dès son arrivée à la Nouvelle-Orléans, le capitaine du navire recense tous les passagers. Parmi les 215 personnes, se trouvent Jacques Balmain, Vincent Chaix, Jean François Arnaud et Étienne Brunet. En 1858, la Savoie n’est pas encore française et c’est sans doute ce qui explique la raison de la mention, approximative, du capitaine quand il désigne leur pays d’origine : l’Italie… Qui n’existe d’ailleurs encore pas en 1858 !

Chers tous,

J’aimerais d’abord commencer ce billet en vous remerciant chaleureusement de l’attention que vous portez à mon blog, à mes recherches et à ce que j’écris. Vous êtes en effet environ 3000 tous les mois à venir jeter un oeil dans mon Grenier et même si je publie à une fréquence moindre, le fait de voir que l’intérêt de mon blog est croissant non seulement réconforte mais m’encourage également à continuer et à ne rien lâcher.

Devenir auto-entrepreneur

Il y a tout juste un an, presque jour pour jour, je rentrais dans le monde particulier de l’auto-entreprenariat. Celui où on ne sait jamais de quoi demain sera fait, celui où, tous les trimestres, on paye soi-même ses cotisations, celui très particulier où tomber malade est déconseillé, où recevoir un revenu pour le travail qu’on effectue n’est absolument pas une évidence. Très vite, je me suis donc rendu compte qu’il serait plus judicieux de retourner au salariat, autant que faire se peut, histoire de ne plus être étranglé par l’inconnu du lendemain. Chose faite depuis décembre 2016. Courage à celles et ceux qui persistent, et parfois avec succès, dans l’auto-entreprise.

Être généalogiste professionnel

Le coeur du sujet en fait est bien là : être généalogiste professionnel ou ne pas être, telle est la question. Vous le savez, si j’ai monté mon entreprise de généalogie c’est avant tout avec l’idée de vivre de ma passion, continuer à écrire et chercher. Pour soi, pour les autres, créer du lien, reconstituer des histoires familiales, en découvrir de nouvelles, en révéler parfois sous des traits peu reluisants, sombres et douloureux. Ce que j’ai fait pendant quelques mois, disons de mai à novembre 2016. Jusqu’au moment où je suis retourné à une vie salariée classique, chronophage et qui me contraint, de fait, à mettre mon activité entre parenthèses. Quelques semaines plus tard, le constat est finalement assez différent de ce que j’avais imaginé : galérer à boucler les fins de mois, bizarrement ça ne me manque pas. Être sur la corde raide en permanence, débusquant le moindre client (faire sa pub quoi), ça ne me manque pas non plus. Je m’étais donné un an pour tester cette aventure… Demain, j’arrête !

Si le passé n’a de sens que par rapport à ce qu’on en fait aujourd’hui, j’ai compris que la généalogie était avant tout la découverte de qui nous étions. Je laisse à d’autres le soin de facturer l’histoire des autres mais je n’ai pas véritablement cette fibre en réalité. D’autant que, j’ai constaté que, pour ma part en tout cas, la demande concernait essentiellement des commandes de généalogie successorale. Connaître son passé pour décoder un héritage… Vous imaginez bien qu’avec mon Master Recherche en Histoire contemporaine et un DU en Généalogie familiale… Voilà quoi, hein, on s’est compris. Ce n’est pas mon truc.

Guérir de ses ancêtres

C’est une approche de la généalogie que j’ai beaucoup développée dans mon travail et qui me semble tout à fait pertinente à partir du moment où l’on prend conscience que nos ancêtres sont ce que nous en faisons. Étudier leur histoire ne veut pas dire calquer ou reproduire les erreurs éventuelles ou perçues comme telles. Rester prudent, certes, mais il est évident que l’histoire familiale joue un rôle majeur dans la constitution de notre être et de notre inconscient. Dans l’attente d’éventuellement me former un jour à la psychologie clinique, je compte bien continuer à partager mes découvertes et mes réflexions sur ce sujet.

L’écriture comme lien

Voilà maintenant trois ans, ou quatre, que j’ai ouvert la porte de mon Grenier, qui renferme des tas d’histoires différentes, des tonnes de branches complexes et passionnantes, riches et tellement diverses. Une porte que je ne suis pas prêt de refermer.

En septembre 2016, j’ai lancé un nouveau rendez-vous : le #RDVAncestral qui consiste, de manière fictive, à mettre ses pas dans ceux de ses ancêtres, partir à leur rencontre et les accompagner le temps d’un instant. Chaque troisième samedi du mois, nous sommes désormais une grosse poignée de généanautes à publier nos billets. Le #RDVAncestral a même sa propre plateforme et je suis très fier de l’esprit et de la tournure que prennent les choses autour de ce rendez-vous. Avec certain-e-s, nous avons constitué un petit groupe de travail et, pour celles et ceux qui me suivent, vous savez que je n’ai pas tarder à avoir pas mal d’idées. Je ne manquerai évidemment pas de vous tenir au courant.

Mon livre. Ah, des semaines, des mois, des semestres que j’en parle. Eh bien je reste dans l’attente de trouver une maison qui voudra bien de mon manuscrit. Des envois ont été effectués et j’attends les réponses. Un roman – qui n’est donc en rien une étude historique – pour lequel j’ai investi beaucoup d’énergie, porté par l’histoire d’un grand oncle parti de Saint-Sorlin-d’Arves à la fin des années 1850 afin de rejoindre une vie meilleure en Californie. Un cas d’école qui montrera comment il est possible d’écrire une histoire à partir de quelques lettres retrouvées au fond d’une boîte en bois. Régulièrement, je reçois des messages me demandant où le projet en est : cela conforte encore plus mon impatience. Mais il paraît que tout vient à point à qui sait attendre.

Mon blog. Si j’arrête mon activité – ce qui va sans doute être le cas d’ici quelques semaines -, il est hors de question d’arrêter d’écrire et d’alimenter mon blog. Le nom de domaine ne changera pas, le fond du site non plus, mais la forme en revanche risque d’évoluer. Je vais étudier cela dans les prochaines semaines.

D’ici là, portez-vous bien, je vous remercie une nouvelle fois pour votre confiance et l’attention que vous portez à mes modestes billets. Que je sois professionnel ou amateur, je reste généalogiste et n’hésitez pas à me demander des conseils au besoin. Attention toutefois à ne pas prendre mon choix comme un choix contraint ou déçu. Il n’en est rien. Je crois que le but d’une vie est de réaliser ses rêves, je travaille chaque jour pour leur réalisation, du plus petit au plus grand. L’un d’eux est d’un jour pouvoir vivre de mon écriture. D’une manière ou d’une autre. J’ai essayé une voie qui ne me convient finalement pas vraiment, trois ou quatre autres sont déjà en ligne de mire. Croyez-bien que je n’ai pas fini de raconter des histoires.

Bien à vous,

Guillaume

(Et à l’approche d’échéances qu’on connaît tous, une petite citation, au passage…  À bon entendeur !

 La bêtise. Ah, la bêtise c’est terrible. C’est la mauvaise fée du monde. C’est la sorcière du monde, c’est la bêtise. Il n’y a pas de gens méchants : il y a des gens bêtes, mais ce n’est pas de leur faute hein, et des gens qui ont peur. Ca, c’est de leur faute, des gens qui ont peur et qui n’assument pas leur peur. Je crois que tout commence un peu comme ça. […] Mais je n’aime pas les gens bêtes parce que la bêtise c’est de la paresse. La bêtise c’est un type qui vit et il se dit “ça me suffit ! Ca me suffit, je vis, je vais bien, ça me suffit. Et il ne se botte pas le cul tous les matins en disant “ce n’est pas assez, tu ne sais pas assez de choses, tu ne vois pas assez de choses, tu ne vois pas assez de choses…”. C’est de la paresse je crois la bêtise. Une espèce de graisse autour du coeur qui arrive à une graisse autour du cerveau. Je crois que c’est ça.”

Jacques Brel, 1971.

Et voilà qu’arrive le dernier jour de l’année 2016. Une année riche et marquante à plus d’un titre. Bilan et projets pour l’année 2017 :

  • DU Généalogie

De novembre 2015 à juin 2016, j’ai en effet été engagé dans la première promotion du DU de Généalogie familiale proposé par l’Université du Maine (Le Mans) et dispensé en enseignement à distance intégral. L’occasion de perfectionner ma pratique de la généalogie, d’apprendre des tas de choses (au niveau de la réalisation de cartes par exemple ou même en paléographie) et d’avoir une certification universitaire dans ma pratique professionnelle.

  • Création de mon entreprise

Mai 2016 : je me suis lancé dans le grand bain ! Plutôt devrais-je dire les eaux froides de l’autoentreprenariat tant il est difficile de vivre décemment de son activité avec ce statut. Pour autant, le projet de monter mon entreprise remonte à plusieurs années et il s’est agi d’accomplir un vieux rêve que j’avais et que j’ai donc réalisé. Par ailleurs, cela m’a fait basculer du côté obscur de la force : celui des généalogistes professionnels, dans un monde marqué par le bénévolat et la pratique “gratuite” : je n’ai jamais vu d’antinomie entre les deux mondes (je suis toujours bénévole dans certaines associations et ma vision d’une généalogie accessible à tous reste inchangée) mais force est de constater qu’il n’est pas toujours évident d’expliquer qu’on a fait de la généalogie son métier.

  • Lancement du site et du blog LGDA

Autre versant de mon activité de généalogiste (au sens général du terme, pas qu’au sens pro), la tenue d’un blog. Versant essentiel je dirais même. Avec la création de mon entreprise, j’ai vraiment pu développer la rédaction de mon blog et les statistiques de ce dernier montre à quel point vous me le rendez bien. Je vous en remercie encore. Certes, mon site est d’abord la vitrine de mon activité, dans laquelle on peut découvrir les services que je propose, mes tarifs, etc. mais la partie blog est plus structurante encore à mon sens dans la mesure où elle permet d’entrer au coeur de la recherche généalogique, au coeur de ma passion. J’espère et compte bien continuer à l’alimenter, à le faire vivre et à faire en sorte qu’il attire encore plus de lecteurs pour l’année 2017.

  • Lancement du #RDVAncestral

En septembre 2016, j’ai voulu lancer un nouveau rendez-vous mensuel pour les généalogistes blogueurs (et pas que d’ailleurs) en proposant de mêler généalogie et littérature. Le principe est simple : partir à la rencontre d’un-e ancêtre à une époque donnée et laisser aller son imagination. Sous des apparences relativement simples, l’exercice s’avère en réalité difficile et parfois révélateur de notre perception du passé familial et de telle ou telle branche. Chaque mois, nous sommes donc une petite dizaine à participer et à partager nos récits via nos blogs et nos réseaux sociaux. Merci à tous celles et ceux qui acceptent de participer et de relayer le #RDVAncestral.

  • La généalogie dans les médias de proximité

Au-delà de mon blog, j’avais à coeur de sortir du média Internet et proposer de parler de ma passion dans différents médias. J’ai eu la chance que Serge Carbonell, de France Bleu Pays de Savoie me propose une heure d’antenne dans l’émission Les Experts qu’il animait alors, en août dernier. Expérience très intéressante et très bien perçue d’après les retours que j’ai eus. Puis, dès juin, j’avais contacté La Maurienne, journal hebdomadaire de ma vallée, pour proposer de tenir une rubrique mensuelle de généalogie afin de toucher des personnes autres que celles qui naviguent sur le web. L’expérience est là aussi très enrichissante et cela me permet, aujourd’hui encore, de donner des conseils et d’expliquer en quoi consiste la recherche généalogique (du moins, certains aspects).

Les projets 2017

  • La parution d’un livre

C’est LE grand projet de mon année 2017 : la parution d’un roman  sur l’histoire de mon grand oncle Etienne Brunet. L’écriture est bouclée, la phase des relectures arrive bientôt à son terme. J’ai vraiment hâte de partager ce récit avec vous et j’espère que le projet prendra forme courant 2017.

  • Enrichir  mon blog et ma généalogie

Proposer plus de contenu, de nouvelles rubriques, enrichir mon histoire familiale en faisant le tour des cousins de chaque branche pour mutualiser photos et papiers de famille, c’est également un projet qui me tient à coeur pour la nouvelle année. Un travail de fourmi que j’apprécie particulièrement car c’est l’occasion de rencontrer des personnes de ma parenté que je ne connaissais pas forcément. Se retrouver autour de l’histoire familiale, c’est un angle d’approche qui me plaît plutôt bien, au-delà des différences d’âge, d’horizons, etc.

  • Vivre mieux de mon activité

Bien sûr, l’objectif est toujours de vivre de mon activité. De pouvoir investir dans des tas de projets comme le fait de réaliser des voyages généalogiques sur les traces de tels ou tels ancêtres, de telle ou telle branche en proposant dans le même temps des sortes de chroniques (écrites et pourquoi pas vidéo…). C’est en effet un projet que j’ai en tête mais que je sais encore trop prématuré pour l’annoncer et le programmer. Rendez-vous en 2018 ?

À vous tous, lectrices et lecteurs qui me suivez régulièrement (ou pas), je vous souhaite une excellente fin d’année et surtout vous adresse mes meilleurs voeux pour l’année à venir. Soyez heureux, proche des vôtres et sensible à votre environnement. C’est important. Avoir confiance en la vie, dans le fond je crois que c’est la meilleure chose que je peux vous souhaiter.

On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une.” Confucius

“Sisyphe” Representation de Sisyphe, condamné a faire rouler un rocher éternellement jusqu’en haut d’une montagne du Tartare. Peinture de Tiziano Vecellio dit Titien (1490-1576) 1548-1549 Madrid. Museo del Prado. ©Aisa/Leemage

 

Vous le savez peut-être, l’écriture demeure ma véritable passion, celle qui anime tous mes projets depuis presque toujours. Qu’ils soient musicaux, historiques – j’ai un M2 d’Histoire moderne et contemporaine et un DU de Généalogie familiale, journalistiques – eh oui il m’est arrivé d’écrire de nombreuses chroniques d’actualité et aussi musicales, puis de réaliser aussi quelques interviews -, généalogiques – mon blog -, littéraires – ce projet de livre ! -, mes travaux ont tous pour dénominateur commun le fait d’écrire, de raconter des histoires.

Il y a deux ans, j’ai fait la découverte de plusieurs lettres, au fond d’une boîte en bois, écrites par un oncle d’Amérique dans la seconde moitié du XIXe siècle. Cet oncle n’est autre qu’Etienne Brunet, le frère de mon arrière arrière grand-mère. Natif de Saint-Sorlin-d’Arves, il quitte son pays natal en 1858 pour rejoindre la Californie. Une histoire extraordinaire, un destin hors du commun et surtout des lettres comme témoignages exceptionnel d’une vie vouée à tomber dans l’oubli.

Bien qu’ortographiés de manière hasardeuse parfois, les mots d’Etienne ont tout de suite résonné en moi de manière troublante : dans les minutes qui suivirent leur première lecture, l’idée d’écrire un livre me vint. C’est ainsi que, pendant deux ans, j’ai mûri ce projet, tenté plusieurs choses. Au départ, le livre devait être une étude historique pure et dure. D’autant que l’histoire ne s’arrête pas à celle d’Etienne : parti avec trois habitants de Saint-Sorlin en 1858, il est rejoint par son petit frère Joseph en 1874. Joseph qui, en plus de suivre les traces de son aîné, a fait la guerre de 1870 et, découverte de taille dans mes recherches, a été retenu prisonnier pendant environ huit mois dans les prisons allemandes. L’intérêt d’écrire un livre dépasse donc largement le simple intérêt  généalogique.

Mais au bout d’un certain temps, je me suis senti enfermé dans une démarche purement historique : style froid, des notes de bas de page noyant le récit dans des sources toutes plus intéressantes les unes que les autres mais sans lien direct avec l’histoire que je racontais. Je décidai alors de reprendre à zéro et de partir sur un roman avec dialogues et intrigues en tout genre : effet inverse, en relisant les quelques vingt pages écrites, j’avais l’impression de dénaturer l’histoire d’Etienne. Puis, après réflexion, après maturation, le style de mon livre se révéla à moi naturellement. Écrire en se plaçant du point de vue d’Etienne, restituer ma vision d’Etienne, ma vision de son histoire : voilà la vraie ambition de mon récit. Pas de dialogues ou très peu, récit intime mêlant projections personnelles, intuitions intimes, zones d’ombre et, évidemment, faits historiques.

En fin d’ouvrage, fidèle à ma démarche, je souhaite proposer les lettres de mon grand oncle telles que je les ai découvertes, à l’état brut. L’idée étant que chacun-e se construise une vision d’Etienne, de son histoire et de son parcours. Mon livre n’est donc ni une étude historique, ni un récit généalogique pur, ni un roman inspiré de faits réels, il est plus une invitation à se mettre dans les yeux d’un homme à une époque donnée. Ni plus, ni moins. Si l’histoire de mes oncles d’Amérique peut trouver un écho chez celui ou celle qui me lit… le contrat sera largement rempli !

J’espère vous le proposer dans le courant de l’année 2017 : ayant terminé sa rédaction, l’heure est maintenant aux relectures, aux mises en forme et à la recherche d’une maison d’édition aussi.

Je ne manquerai évidemment pas de vous tenir au courant.

A très bientôt.

 

Faire de la généalogie son métier, acte II : ce que les gens en pensent…

Cinq mois déjà que je suis devenu généalogiste professionnel. Et l’impression que le temps passe tellement vite. J’avais imaginé que l’aventure serait difficile, surtout au début. C’est ce que tout le monde imagine et à juste titre. Se faire un nom, vivre de son métier dans un milieu très imprégné par le bénévolat, ce n’est pas une mince affaire. En réalité, vivre de son métier tout court, c’est compliqué !

Pas d’antinomie entre professionnels et bénévoles

C’est la première chose que je souhaite préciser : être professionnel n’empêche pas d’être bénévole. Je vous le dis puisque c’est mon cas. La généalogie est une passion, ça l’était avant et le restera au-delà des commandes et de mon aventure en auto-entrepreneur. Et ce, malgré ce que les gens en pensent…

Des commandes, oui mais de là à en vivre…

Rome ne s’est pas faite en un jour, paraît-il. J’ai la chance d’avoir des commandes, des gens qui me suivent, qui aiment ce que je fais, ce que j’écris, ce que je prône. Eh non, je n’en vis pas encore. L’inverse tiendrait de l’exploit. Alors je sais que certains voient d’un mauvais oeil le fait de parler en toute transparence de son activité, ça ne fait pas “vendeur” mais en fait, qu’on se le dise, je m’en fous complétement. Avant d’être auto-entrepreneur, j’ai fait des études, ai été salarié, ai sorti des projets musicaux. Et ma démarche n’a jamais dévié et le point commun de toutes mes passion reste l’écriture. Démarche par ailleurs égoïste au fond : je fais ce que j’aime. Et je tente d’en vivre. Alors les fausses admirations et les compliments rayés n’alimentent d’aucune manière ma façon de voir les choses : mon seul mérite est de suivre mes rêves ; le jour où je ne me plais plus à faire ce que je fais, j’arrêterai. Alors, de fait, ce que les gens en pensent…

Les réseaux sociaux

Des outils mon copain, ni plus, ni moins. Je n’ai jamais fait partie d’une communauté ou d’un groupe quelconque et malgré tous mes efforts, ce ne sera pas le cas avec la généalogie non plus. La guerre des égos, à celui ou celle qui pissera le plus loin ou tirera la couverture le plus à soi… Pas pour moi, et je crois que mon travail en témoigne. Je suis en revanche très content de pouvoir intéragir directement avec les gens sur mon travail et sur ma façon de voir le monde et la société. Pour le reste, ça me permet de diffuser et de partager le contenu gratuit que je propose. Du coup, ce que les gens en pensent…

Le contenu gratuit, parlons-en

Avoir un blog, c’est bien. Quand on est à la retraite, qu’on bosse dans un autre secteur, qu’on vit tranquillement et que la généalogie reste un passe-temps, avoir un blog c’est sympa. Pour ma part, l’enjeu est double : partager ma généalogie, mon travail et mes recherches personnelles à travers une section blog et intégrer cette section à une vitrine plus large qui est celle de mon entreprise, de mon activité professionnelle. Toujours avec la même transparence, je ne proposerai jamais un accès payant à ce que je publie sur mon blog. J’ai tenté l’aventure Tipeee, qui n’a pas marché, et demain je tenterai sûrement autre chose. On en revient à ce que je disais plus haut : ce que les gens en pensent…

Comment je vois la suite ?

C’est ouvert ! J’ai beaucoup de projets. La plupart se rattache à la généalogie mais pas que. J’ai 26 ans. Je souhaite développer le pôle généalogie successorale dans un premier temps car j’ai eu quelques sollicitations à ce sujet. La publication de mon livre courant 2017, j’espère ! Reprendre mes études en psychologie aussi est un projet qui mûrit lentement mais sûrement. Reprendre mes études d’histoire aussi et envisager le doctorat. Elever mes enfants, cultiver ma vie de famille. Vivre heureux et surtout en phase avec mes principes et mes valeurs. Les trois-quatre derniers points, je ne vous le cache pas, constituent une véritable priorité et l’essentiel. Vraiment, ce que les gens en pensent…

Je ne lâche rien, advienne que pourra, à bientôt !

Guillaume

 

Ah, la psychogénéalogie, on y revient ! Nous sommes à la fois la somme de nos ancêtres et la somme de nos expériences individuelles. Nous sommes à la fois hétitiers d’une histoire familiale, de gènes, de secrets, de traits de caractère relatifs à nos ancêtres et libres d’être qui nous voulons. Nous sommes à la fois tributaires d’un jeu de transmissions conscientes et inconscientes et maître de notre chemin de vie, de notre destin.

C’est à la croisée de ces routes que je situe la psychogénéalogie. Loin d’être magique, surnaturelle ou extraordinaire, il s’agit d’abord d’analyser son histoire familiale, d’en comprendre les tenants, les aboutissants et ensuite d’identifier et donc de résoudre d’éventuelles problématiques relatives à l’histoire de ses ancêtres, à la lumière ou à l’ombre de ce que nous vivons aujourd’hui en tant qu’individu. Plus précisément, ne vous êtes-vous jamais demandé si votre vécu, votre vie, votre situation professionnelle, affective ou autre, ne trouvaient pas un écho dans votre passé familial ?

Et si tout avait un sens ?

Un sens n’est pas forcément LE sens. Encore une fois, trouver un sens à quelque chose appartient à chacun et diffère d’un individu à l’autre. En ce sens, la psychogénéalogie est difficile à cerner, à baliser et à appliquer systématiquement. Ce n’est d’ailleurs pas le but de son utilisation. Elle n’est qu’un outil de plus dans la boîte des approches thérapeutiques disponibles. Un outil complexe, certes, mais un outil quand même. Pas une fin. La psychogénéalogie vous invite ainsi à déchiffrer les transmissions au fil des générations de votre ascendance et vous incite dans ce sens à réfléchir, à trouver des clés de lecture qui se nichent parfois dans des secrets que la mémoire familiale a pris soin, consciemment ou pas, de taire.

Illustration psychogénéalogie

Des exemples ?

Les exemples sont multiples et infinis. Pour cet article, j’ai envie de parler de mon expérience personnelle. Afin d’écarter d’emblée les soupçons quant à la fiabilité des exemples cités. Ils le sont forcément puisque je les ai vécus et que j’en suis le principal acteur. Je n’en prends ici que deux.

Lorsque j’avais une quinzaine d’années, des ennuis de santé ont amené les médecins à suspecter un problème au niveau de mes poumons. Essoufflements, malaise général, me voilà embarqué pour un scanner qui ne révélera finalement rien de probant. Les symptomes, eux, persistent plusieurs mois durant. Des années plus tard, je découvre un secret de famille aux Archives départementales de la Savoie en apprenant que mon grand-père paternel a été exempté de service militaire pour cause de tuberculose pulmonaire. Aucun de ses enfants ne le savait. En interrogeant la soeur de mon grand-père, j’apprends qu’à un peu près au même âge que moi, mon grand-père contracta une tuberculose pulmonaire, qu’il fut admis au sanatorium de Saint-Hilaire-du-Touvet pour soigner la soigner pendant 7 ou 8 mois. L’équivalent de la durée de mes symptômes. Hasard ?

Mon deuxième prénom : Paul. Ma mère s’appelle Paule, mon grand-père maternel Paul, son père Paul et le père de son père Paul. Une transmission des prénoms presque fortuite car il se trouve que ma mère a tenu que je porte celui-là “simplement” parce que mon père avait tenu à donner le sien à mon frère aîné, également en deuxième prénom. Dès le début de mes recherches généalogiques, j’apprends que le premier Paul (1876-1906) se serait suicidé, d’après la mémoire familiale, après la faillite de son entreprise et en prônant “mieux vaut la mort que le déshonneur”. Or, il l’aurait fait le 26 janvier. Jour de la Sainte-Paule (qui diffère de la saint-Paul, lequel est fêté le 29 juin). Suicide qui intervient quelques mois avant la naissance de mon AGP, Paul, en avril 1906. Ma mère est, elle aussi, née en… avril. Moi qui me suis toujours senti proche de l’Algérie où a vécu ma famille pendant plusieurs générations, il se trouve que ma mère m’a eu exactement au même âge que celui de mon grand-père au moment où il quitte l’Algérie en 1962. Non sans en être complétement bouleversé. Plus encore, mon AGP fut plus ou moins abandonné par sa mère peu après sa naissance et recueilli chez sa grand-mère espagnole. La hantise du sentiment d’abandon est encore, trois générations plus tard, bien présente. Hasard ?

D’autres occurences de dates et de situations fourmillent dans l’exemple de cette lignée mais je ne souhaite pas les expliciter ici car ce n’est ni le lieu, ni l’endroit, ni même le sujet pour le faire.

Ces exemples sont tirés de mon expérience directe mais sont loin d’être les seuls !

Guérir de ses ancêtres ?

Et c’est là où ça devient intéressant. Dès lors que nous prenons connaissance et donc conscience de l’histoire de nos ancêtres, il nous est plus facile de s’en défaire après l’avoir intégré et digéré – s’il le faut. Guérir de ses ancêtres, c’est en fait comprendre les mécanismes de reproduction au fil des générations de notre famille et ensuite être libre de rompre ces mêmes mécanismes. Guérir de ses ancêtres, c’est au fond considérer que le vécu de nos aïeux (ancêtres directs mais aussi collatéraux : il faut être naïf pour dissocier les deux et imaginer sérieusement que le vécu des frères et soeurs de nos ancêtres n’aient eu aucune incidence sur le leur) peut continuer à trouver un écho dans notre vie. Il ne s’agit ni d’une fatalité, ni d’un déterminisme quelconque puisque nous sommes capables et libres de nous en défaire lorsque nous le jugeons nécessaire.

Et la science dans tout ça ?

Qu’ils soient psychologues, philosophes, généticiens, biologistes… les scientifiques sont de plus en plus nombreux à s’y intéresser. Pour celles et ceux que ça intéresse, je vous propose de découvrir cette “conférence de Nathalie Dostatni lors de la Nuit des Sciences et des Lettres (juin 2016). Nathalie Dostatni est chef de l’équipe Plasticité épigénétique et polarité de l’embryon à l’Institut Curie et professeure à l’UPMC” et qui pose la question de ce qu’est l’épigénétique.

À découvrir aussi :

Pour aller plus loin avec votre propre généalogie

Vous pensez que la psychogénéalogie peut vous apporter des réponses sur des situations de blocage que vous vivez actuellement ? Discutons-en ensemble ! Je vous propose en effet de vous aider à identifier dans votre ascendance les potentielles problématiques, soit à partir de votre arbre généalogique déjà plus ou moins renseigné, soit en menant les recherches moi-même. Dans les deux cas, il est important de comprendre que c’est à vous de trouver (ou pas d’ailleurs) un sens. Car le vécu de vos ancêtres résonne singulièrement en vous. En ce sens, il se peut que des situations qui vont me paraître potentiellement porteuses de quelque chose se révéleront être, à vos yeux, complétement anodines. La psychogénéalogie est un outil personnel, propre à chacun, par conséquent difficilement transposable. Sachez-le.

La rentrée au mois d’août, ça pique toujours un peu. Courage à celles et ceux qui reprennent le chemin du boulot et qui laissent derrière eux les vacances, la plage, les longues nuits estivales, les balades… Pour ma part, en cette semaine de rentrée, j’avais envie de faire un point sur mon activité, mes projets et plus globalement sur mon actualité.

Un passage radio et une rubrique mensuelle dans la presse écrite

Commençons par les médias : l’événement marquant de l’été a sans doute été mon passage sur France Bleu Pays de Savoie dans l’émission Les Experts vendredi 5 août. Invité par Serge Carbonell, que je remercie encore au passage, pour causer généalogie, j’ai été très content de pouvoir m’y exprimer ainsi que de répondre aux questions des auditrices et auditeurs. Le podcast est toujours disponible ici. Ce n’est pas exclu que l’expérience se renouvelle, à suivre…

En cette rentrée, j’ai le plaisir aussi de signer une rubrique mensuelle de généalogie dans l’hebdomadaire local La Maurienne. Tous les premiers jeudis de chaque mois donc, vous découvrirez une partie de mes recherches à travers réflexions, biographies et autres histoires de mon Grenier. Rendez-vous demain 1er septembre pour la première !

La planète généalogie sur Internet…

En 2014, j’avais eu l’occasion de répondre aux questions d’Elisabeth Zetland, de MyHeritage. Un nouvel entretien est paru dans le courant du mois d’août et je l’en remercie au passage.

On s’est connus sur les bancs de la fac en Histoire, il est désormais traducteur en freelance et amateur de photo, je vous propose de vous évader sur son le tout nouveau blog de Sébastien Cutaia, qui mêle photographies de voyage et histoire. En cette rentrée, on a besoin de jolis paysages !

En parlant d’autres blogs, je signale celui d’Aliénor Samuel-Hervé, Le temps s’en mêle, créé lui aussi dans le courant de l’été et qui propose, outre des articles généalogiques de qualité, une veille hebdomadaire de la planète généalogie sur Internet. Le rendez-vous est donné tous les vendredis, si cela vous tente…

La génétique en généalogie, ça vous parle ? Si l’envie d’étudier votre ADN vous vient, je vous conseille de suivre les aventures de Brigitte et Marion, deux généalogistes passionnées et passionnantes, qui vous permettront de voir concrétement comment utiliser des résultats de tests avec un travail de généalogie.

La part belle aux réseaux sociaux

Si vous souhaitez suivre l’actualité généalogique et les innombrables blogs de généalogie, je vous invite à rejoindre la communauté via Twitter (@grenierancetres) où vous serez très bien accueillis et même sur Facebook. Pour les généanautes, n’hésitez pas à laisser en commentaire le nom et le lien de votre blog !

Les projets en cours

Ils sont nombreux !

Déjà la tenue à jour de mon blog. Je suis content de voir que la trilogie d’articles (+1 qui s’est ajouté) sur les Rodier ait plu. Je compte renouveller la formule sur d’autres branches. Par ailleurs, le blog cartonne et j’ai battu, au mois d’août, à peu près tous les records de fréquentation de mon jeune site avec près de 1500 visites pour environ 800 visiteurs uniques et pas moins de 2800 pages vues ! Depuis la création de mon site, je totalise environ 5000 visites pour 2500 visiteurs uniques et près de 10 000 pages vues ! Ainsi, en moyenne et par mois, mon Grenier reçoit 1200-1250 visites. Voilà pour le point stats : merci, merci et encore merci

J’ai lancé une possibilité de financement participatif sur Tipeee pour tenter un nouveau canal de rémunération et permettre aux gens qui me suivent (et pas que d’ailleurs) et qui le souhaitent de me soutenir financièrement. Je ne reviens pas sur le pourquoi du comment, tout est dit ici et .

Mon livre. Celles et ceux qui ne me suivent pas depuis longtemps ne le savent peut-être pas mais j’ai pour projet de publier un livre sur l’histoire extraordinaire de deux grands oncles, Etienne et Joseph Brunet, partis en Californie dans la seconde moitié du XIXe siècle. Originaires de Saint-Sorlin-d’Arves, j’ai reconstitué et continue de retracer leurs destins et leurs aventures. J’espère pouvoir me rendre aux Etats-Unis dans le courant de l’année 2017 voire en 2018 et seulement après je finaliserai l’écriture du livre. Aller là-bas semble indispensable car tout n’est pas en ligne et je rêve de pouvoir mettre les pieds là où mes grands oncles l’ont fait il y a de cela plus d’un siècle. Autour de ce voyage, je prévois quelques petites choses mais j’en parlerai en temps et en heure.

Vous connaissez tous le rendez-vous annuel des généanautes : le Challenge AZ. Cet été, sur Twitter, j’ai posé la question suivante : et si vous aviez la possibilité de passer un moment avec un-e de vos ancêtres, ce serait qui et pour quelles raisons ? Ayant eu beaucoup de retours, et si on lançait un nouveau hashtag sur ce thème avec une publication mensuelle sur nos blogs respectifs ? L’idée ici est de mêler généalogie et littérature : la forme est libre, vous traversez les époques pour vous rendre en telle année ou à telle époque avec tel ancêtre ! Ceci permettant justement de mélanger récit personnel et récit généalogique. Si vous êtes partant-e, manifestez-vous et, le cas échéant, je partirai seul dans ce thème car j’ai plein d’idées. #RDVAncestral pourrait être le hashtag, qu’en pensez-vous ?

Le reste des projets en cours concernent essentiellement des projets de recherche : parmi eux, l’idée folle de mettre la main sur la correspondance de mon arrière grand-mère qu’elle entretenait avec sa cousine Marcelle Rodier épouse Chamayou. C’est cette même Marcelle qui a rédigé le livret dont je parle dans mes articles. Décédée à la fin des années 1980, je sais qu’elle était plus âgée que mon AGM (qui est née en 1909), qu’elle vivait à Montpellier, qu’elle avait deux enfants – Hubert et Roland – et une petite-fille, Hélène. Si j’ai à ma disposition les lettres de Marcelle, je serai ravi de pouvoir jeter un oeil à celles de mon AGM. Je lance donc cette petite bouteille à la mer, sait-on jamais…

Sur ce, bonne rentrée à tous que je vous souhaite heureuse, tendre et évidemment généalogique !

Chers tous,

Avant d’être le nom de mon entreprise, Le Grenier de nos Ancêtres, c’est le nom de mon blog. Un blog que j’ai créé en avril 2014 afin de partager et d’écrire ma généalogie. Un blog que j’ai créé avec comme premier objectif de participer à la deuxième édition du Challenge AZ initié en France par Sophie Boudarel depuis juin 2013. Puis je me suis rendu compte, de par les réseaux sociaux et Twitter notamment, que je n’étais pas seul et qu’une vraie communauté de généanautes existait et était très animée.

Les aventures de ma vie professionnelle ont fait que jusqu’en juin 2015, je n’ai pas eu le temps disponible pour faire vivre mon blog. Puis, ma deuxième participation au Challenge AZ et les aventures de mes grands oncles d’Etienne et Joseph Brunet ont cartonné, j’ai reçu beaucoup de messages, je me suis rendu compte à quel point un blog de généalogie pouvait être riche, pas seulement pour les découvertes et les recherches que je présentais mais aussi, et surtout même, par les échanges que je pouvais avoir avec les gens, qu’ils soient généalogistes ou pas.

À partir de juillet 2015, il était hors de question dans mon esprit de monter un site Internet pour mon entreprise en abandonnant l’idée du blog. C’est pourquoi il me tenait à coeur, dès que mon activité fut lancée, d’alimenter régulièrement mon blog et de mieux l’organiser également. Aujourd’hui, je considère même que le tenir à jour, écrire des articles, fait partie intégrante de ma vie de généalogiste professionnel. Le nombre de visites en perpétuelle croissance depuis avril 2014 – et ce, malgré la mutation de mon blog en site Internet – et surtout depuis mai 2016 me convainc encore plus de l’intérêt que suscite la généalogie auprès des gens.

tipeee

En parallèle de mon activité professionnelle et de mes diverses passions, j’ai découvert une plateforme de financement participatif il y a de cela quelques mois : Tipeee. Basée sur le principe du pourboire – tip en anglais, elle permet à des créateurs de contenu gratuit de se faire rémunérer à travers des dons, du plus modeste au plus important. Et j’ai adoré l’idée. J’ai pris le temps de réfléchir à la manière dont je pouvais l’utiliser dans le cadre de mon activité et c’est finalement à travers mon blog que j’ai décidé de me lancer dans cette nouvelle aventure.

Comme je l’ai dit précédemment, aujourd’hui la tenue à jour de mon blog n’est ni une stratégie commerciale ni une manière détournée d’amener les gens à mon activité professionnelle. Pour rappel et afin que les choses soient très claires, j’ai choisi de faire de ma passion mon métier et surtout de faire en sorte qu’elle me permette d’en vivre. Je sais que parler d’argent en France est toujours délicat mais je n’ai aucun problème avec ça. Gagner de l’argent en faisant de la généalogie et en rédigeant des articles n’est pas moins légitime qu’un autre métier. Vouloir gagner suffisamment d’argent pour faire vivre sa famille – c’est le premier objectif, forcément – et ensuite pouvoir investir dans des projets généalogiques de grande envergure, je ne vois pas en quoi cela devrait être tû ou caché. Dans ce sens, il était hors de question, impensable même, de proposer un accès payant à mes articles. En revanche, proposer aux gens et de manière tout à fait libre de contribuer à ce que je puisse vivre de mon métier, ça me plaît bien ; puis l’idée du pourboire aussi a un côté fédérateur qui me parle. Au fond, je trouve le principe à la fois sain et révolutionnaire.

Sain car mine de rien, rédiger un article c’est beaucoup de travail. De l’idée à sa rédaction, il faut penser aux heures de recherches en amont, au temps passé à référencer, illustrer et mettre en forme l’article en question. Ainsi, par vos éventuelles contributions, vous me permettez de consacrer encore plus de temps à l’écriture d’articles et vous me permettez également de développer des projets généalogiques et de m’apporter un complément de rémunération comme je l’explique sur ma page.

C’est ici que j’estime le procédé révolutionnaire car on ne va pas se mentir, les tarifs appliqués à la généalogie sont relativement élevés (mais en même temps justifiés, ne l’oubliez pas). Ainsi, comment puis-je arriver à vivre de ma passion en trouvant d’autres canaux de rémunération ? C’est ici que le financement participatif intervient. L’union fait la force, imaginez 200 personnes me donnant  5 euros, et vous vous rendrez compte du complément de salaire non négligeable que cela m’apporte, avec en plus une communauté qui me suit et des dons très peu élevés pour chacun-e.

Dans tous les cas, nous verrons où mène cette nouvelle aventure, peut-être débouchera-t-elle sur rien d’ailleurs. Je n’en attends rien de particulier, je prends cette aventure comme ce qu’elle est : une tentative de gagner sa vie autrement. Et si ma démarche inspire d’autres généalogistes – à ma connaissance, je suis le premier à me lancer avec de tels objectifs (une pensée à Julien qui tente l’aventure pour financer sa formation).

N’hésitez pas à me faire part de vos remarques, vos critiques aussi pourquoi pas car je sais que le financement participatif peut interroger. Bien sûr, je vous serai reconnaissant de bien vouloir partager ma page Tipeee, d’essayer de faire un maximum de bruit autour d’elle, de continuer à visiter et à partager mon blog. Pour le reste, advienne que pourra.

Merci de votre attention,

Guillaume


Comment contribuer ?

Une fois sur la page du Grenier de nos Ancêtres, vous choisissez le montant de votre tip en sélectionnant votre contrepartie (de 1 à 100 euros). Ensuite, en supposant que vous n’êtes pas inscrit sur Tipeee, on vous demandera de créer un compte en renseignant votre adresse courriel notamment. Une fois inscrit, vous choisissez votre moyen de paiement et vous tipez !

Plus d’informations ici.

Si vous rencontrez des problèmes (ça arrive), pas de panique : soit vous m’écrivez via la rubrique Contact de mon site, soit vous me laissez un commentaire ci-dessous, soit vous me contactez via les réseaux sociaux… Avec tout ça, on va certainement y arriver ! Pour rappel, un tip n’engage à rien et vous pouvez le modifier voire l’annuler à tout moment.

Voici bientôt trois mois que je me suis lancé dans l’aventure de l’autoentreprenariat, trois mois que je suis devenu généalogiste professionnel.

Le défi est à la hauteur de mes attentes, c’est-à-dire grand. Nous vivons en période de crise et la généalogie n’est certainement perçue comme une priorité. Pourtant, il me semble qu’elle répond à des préoccupations éminemment ancrées dans le présent : qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Ces questions existentielles qui résonnent avec des échos divers et variés selon nos propres trajectoires familiales. Tout le monde s’intéresse à la généalogie. Tout le monde n’est pas prêt à payer pour de la généalogie.

Être généalogiste professionnel, ce n’est pas faire payer quelqu’un pour qu’il connaisse ses ancêtres, son histoire, sa famille. Être généalogiste professionnel, c’est faire payer quelqu’un pour lui offrir un regard sur ses ancêtres, une écriture de son histoire familiale à travers le prisme d’une qualification historique. Je ne détiens aucune vérité mais ce qui m’intéresse c’est retracer des lignées familiales parfois très complexes et permettre à mon client de mieux appréhender son histoire. Mes services ne sont qu’une porte d’entrée finalement, pas une fin en soi. Je vous parle ici de ma vision de la généalogie, pas de ce qu’elle doit ou devrait être.

Le nerf de la guerre est en effet l’argent. Ce n’est pas un gros mot. J’ai une famille, comme vous. Et je souhaite la faire vivre grâce à mon métier, sûrement comme vous. Le coeur de mon défi réside justement ici : vivre de ma passion, et en vivre bien. Pour l’heure, vous êtes déjà une bonne poignée à m’avoir fait confiance et je vous en remercie. Chaque étude familiale que je mène m’apporte des connaissances nouvelles, un regard approfondi et la satisfaction d’avoir pu contribuer à vous faire mieux connaître vos racines. Mes clients justement, parlons-en : je ne souhaite sincèrement pas qu’ils s’additionnent comme peuvent s’additionner les devis et les factures. Une vraie relation s’installe de fait, imaginez, j’ai le privilège d’explorer le passé familial d’un individu et de lui restaurer une partie de sa mémoire oubliée et/ou non-transmise. Je ne prends pas du tout cela à la légère.

Souvent, derrière la volonté de connaître ses ancêtres, peut se cacher une souffrance, une problématique plus ou moins douloureuse et il me paraît important d’en parler. Comment réagir face à la découverte de secrets de famille en tant que généalogiste professionnel ? Je me pose régulièrement la question et cela m’est arrivé déjà deux fois depuis que je suis en activité. Pour l’heure, je considère qu’il est important d’en parler, de contextualiser, et aussi de poser la question directement : voulez-vous savoir ? Car s’il est vrai que je plaide pour le droit de savoir et de connaître son passé – quel qu’il soit – il est un droit tout aussi légitime, celui de ne pas vouloir savoir.

 

 Tout vient à point à qui sait attendre. »

C’est parti… Près de quatre ans ont passé depuis la première fois où j’ai imaginé devenir généalogiste professionnel. Je terminais mon Master 2 Recherche d’Histoire moderne contemporaine à Lyon 2 et pratiquais déjà la généalogie depuis quelques années. En quatre ans, vous imaginez comme l’eau a pu couler sous les ponts et comme j’ai pu mûrir mon projet, entre sérennité et impatience. Désormais, alors même que je suis officiellement généalogiste professionnel, je termine dans quelques semaines mon Diplôme Universitaire en Généalogie familiale dispensé par l’Université du Maine (Le Mans), qui se déroule très bien et sur lequel je reviendrai prochainement. Comme une boucle qui se boucle en définitive.

Bienvenue à toutes et à tous, donc, sur la nouvelle interface de mon blog, désormais section de mon site !

Vous y retrouverez toute mon actualité mais également des articles sur ma pratique de la généalogie et mon histoire familiale, plutôt devrais-je dire mes histoires familiales. La publication du site intervient justement en amont de l’édition 2016 du Challenge AZ, auquel je participe pour la troisième fois. Ce sera une belle manière d’inaugurer et d’alimenter ce nouveau blog. Je veux que cet espace soit aussi une sorte de petit labo qui vous permette d’entrer et d’entrevoir dans le monde de mes recherches, dans mon monde tout court en fait. Par conséquent, n’hésitez pas à interagir à travers les commentaires – un blog est aussi un espace d’échanges.

Enfin, si vous aimez telle ou telle publication, vous pourrez la partager à travers réseaux sociaux et courriel avec les boutons prévus à cet effet, au bas de chaque article. Vous pouvez en effet rejoindre la page Facebook du Grenier de nos Ancêtres et me suivre sur Twitter. Autant d’espaces qui nous permettront de communiquer, de nous connaître et de faire, je l’espère, un bout de chemin ensemble.

Par la création de mon entreprise, je tente de concrétiser le rêve de beaucoup d’entre nous : vivre de sa passion. Bien qu’il me soit impossible de prédire l’avenir – c’est mieux comme ça ! – j’espère donc que cette aventure durera longtemps et permettra d’innombrables rencontres et la découverte d’un tas de richesses humaines et archivistiques.

La vie est belle.