B comme boulot, c’est un boulot la généalogie ?

Bon, autant vous le dire tout de suite, si celui ou celle qui vous pose cette question est la même personne que lors de la conversation précédente, fuyez ! Ne répondez pas, ne vous justifiez pas, « non tu as mal compris je fais de la spéléologie », dites n’importe quoi mais n’entrez pas dans la discussion !

Si, en revanche, la personne est gentille, qu’elle vous pose la question innocemment, répondez-lui avec courtoisie, méthode et rigueur.

« C’est bien un boulot la généalogie, c’est même le mien, j’essaye d’en vivre. Voilà, voilà… »

Non ! Pas « voilà, voilà… », c’est LE piège que vous tendent les néophytes et autres personnes mal intentionnées, mettez du cœur à l’ouvrage, je n’en sais rien moi, n’ayez pas l’air coupable de vouloir vivre de votre passion. Car sinon, vous allez avoir droit à ça :

« …et ça marche ? »

Ben non ça ne marche pas, présenté comme ça, ça ne marche pas. La généalogie c’est un boulot, c’est du travail, c’est des heures à chercher, à trouver, à s’émouvoir, à être victime de déceptions, à écrire, à explorer la vie d’inconnu-e-s, et tout ça, la personne en face de vous ne s’en doute pas, malheureuse qu’elle est !

Un boulot soit rémunérateur, pour les quelques fous alliés qui se lancent à leur compte – dont je fais partie – soit pratiqué en loisir, mais non moins rémunérateur de sens et de richesse. Un peu de sérieux, être sur la piste de nos ancêtres n’est pas toujours si évident et le travail que cela implique dépend aussi de celui ou celle qui pratique : c’est ça aussi la généalogie, il n’y a pas une seule manière de travailler : certains collectionnent les ancêtres, d’autres s’attachent plus à une branche porteuse d’une histoire particulière, d’autres encore se mettent en tête de dégoter LA pièce d’archive unique, j’en passe et des meilleurs.

« La généalogie, concluez là-dessus, vous allez voir ça a de la gueule, c’est un boulot modulable : à chacun sa vision du truc. [Là, prenez un air distant et détaché] Pour ma part, la généalogie c’est un mode de vie, je vis avec mes ancêtres au quotidien, je relis régulièrement les mémoires de tonton Georges et je m’aperçois que la vie, déjà au XIXe siècle, n’est pas si simple… »

Pas sûr que vous aurez convaincu qui que ce soit mais n’oubliez pas, l’important c’est d’y croire.

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9 commentaires

  1. Je trouve super que tu te lances dans la généalogie à ton compte !
    J’aurais aimé à ton âge me lancer mais ma vie professionnelle m’a envoyé sur d’autres pistes.
    Je ne me décourage pas car je vais tenter une inscription au DU Généalogie de l’université de Nîmes. Je pense qu’il y a un marché à conquérir avec les recherches d’héritiers pour les contrats d’assurance vie en déshérence !
    Et non, nous ne sommes pas “fou alliés ” mais “fou à lier”

    1. Merci pour le commentaire, je me permets de te recommander le DU de l’Université du Maine (Le Mans) que j’ai suivi cette année et que je suis en train de finaliser. Pour le coup, je pratique essentiellement de la généalogie familiale et non successorale (même si les approches peuvent être similaires et complémentaires) mais il y a en effet un véritable marché, en témoignent les diverses études sur la généalogie publiées récemment. Bon courage alors si tu te lances, l’aventure est toujours belle quelle qu’en soit l’issue !

    1. Beau parallèle et je te rejoins sur l’idée de voyage ! Heureux de voir que mon Challenge suscite presqu’une réflexion philosophique 🙂

  2. “Pour ma part, la généalogie c’est un mode de vie” : je partage tout à fait ! Et il ne se passe pas une journée sans que j’y consacre un moment (à part en vacances quand je suis loin d’un ordinateur).

    1. Et encore, même loin d’un ordinateur, pas un jour ne passe sans que je pense à quelle recherche je pourrais mener … La généalogie comme drogue ça aurait pu être le D de demain 🙂
      Merci Sylvie pour ton commentaire !

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